Délai de règlements : Name and Shame et alors ?

Avec le Name and Shame pratiqué par le gouvernement sur 5 entreprises françaises, on se dit que enfin le problème des délais de règlement est pris en compte par les autorités. Malheureusement, cela ne suffit pas, il faudra aller plus loin, la structure de notre économie étant dominée par des grands groupes qui aujourd'hui ne se soucient guerre de leurs fournisseurs, à l'exception peut être des entreprises regroupées au sein du Pacte PME.(mais seuls 52 grands comptes y adhèrent).
Le Grand Lyon membre du Pacte PME
La réalité des entreprises est bien différente. Avec la crise les méthodes se sont durcies encore. Les délais de paiement se sont envolés que ce soit dans le privé ou le public.

Ainsi un groupe français industriel n'hésite pas à appeler ses fournisseurs en septembre pour les informer que les travaux qu'ils effectuent seront payés en janvier 2016 pour améliorer le cash flow du groupe qui a été mauvais lors du semestre précédent.Evidemment aucun écrit mais les régularisations de commandes en main le client est alors le "roi".

Nous passerons sur un groupe de la distribution qui traîne plus de 3 mois à payer une facture du mois d’août de 12000 €uros qui ne représente pas une somme énorme, même à l'échelle d'un magasin, mais qui pour une TPE de 5 personnes est vitale.

Mais plus encore ce sont les pratiques des grandes entreprises qui ont évolué. Fini les acomptes, fini les situations intermédiaires mensuelles, fini les suppléments, les acheteurs sans compétences techniques vous invitent à entrer dans le budget et à ne surtout pas en sortir par un contrat de droit léonin. Et à cela dans certains endroits il faudra ajouter une dose de corruption.

Ce ne sont donc pas que sur les délais de paiement sur lesquels il faut agir mais bien sur la culture des entreprises. Cela passe par des amendes, un meilleur système de repérage et de médiation et surtout par une animation pour mettre en route de meilleures pratiques et surtout un cercle vertueux.

Les acteurs peuvent être les CCI, les Direccte, à condition qu'elles aient des moyens pour réaliser et animer les bonnes pratiques, mais aussi en obligeant les grands comptes à se mettre à la table des négociations.

Vos témoignages m’intéressent, n'hésitez pas à me contacter par mail.


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