Dis Charlie, tu sais toi, où elle va l'humanité ?

Salut Charlie,

Tu sais, je viens de relire le "Petit Prince". A chaque fois que j'ai un choc je me replonge dans ce superbe conte et je redécouvre d'abord la voix de Gérard Philippe, qui me lisait sur une cassette audio du siècle dernier et la voix du Petit Prince qui dit  "Dessine moi un mouton".A la fin dans le noir, le magnéto s’arrêtait dans un clac mat me sortant de la torpeur dans laquelle je tombais et je retournais machinalement la cassette pour que ce moment ne s'arrête jamais. C'est un peu ma madeleine de Proust. J'avais un autre jeu de cassette que j'écoutais avec beaucoup de passion, l'ancien testament en audio. Je fermais les yeux et voyais Abraham face au buisson ardent, Moïse, Sodome et Gomorrhe détruites et la femme de Loth transformée en statue de sel. Mais ce n'est pas vers la bible que je me tourne, car dans l'ancien testament Yahvé est un dieu interventionniste et souvent destructeur. C'est mon âme d'enfant qui revient m’entraîner dans le désert, puis sur la planète du petit Prince.


Tu sais Charlie, le Petit Prince il doit retirer les mauvaises herbes de baobabs, moi je crois que des baobabs en France et dans le Monde il y en a beaucoup. Et le problème du Baobab dans un espace restreint c'est qu'une fois qu'il a poussé, il occupe tout l'espace et il n'y a pas d'autre choix que d'employer les grands moyens.

Y'a les baobabs de Daech, ceux là ils sont invasifs version destructifs, ils t'ont fait mal, ils nous font mal, très mal. Ils dessinent un monde monstrueux fait de haine et domination. C'est le radicalisme qui gagne le monde comme la gangrène, par petits bouts. Chez nous il est présent avec le FN, rien à voir avec Daech, du moins pour l'instant.

Y'a d'autres baobabs, les multinationales plus riches que les états, les banques , la financiarisation de l'économie qui produit des richesses fictives mais en telles quantités que l'économie réelle s'en retrouve complètement affaiblie et même dépendante de la finance. Ce baobab là, il est vicieux, comme les sirènes de l'Odyssé, leurs chants sont enjôleurs, certains y trouveront la fortune pour entretenir le mythe, ils deviendront riche et super riche et super super riche, en y perdant sans doute leur âme, d'autres, n'éviteront pas les écueils. Et puis les autres verront cela dans leurs écrans de smartphone, la haine au cœur de voir les bourses s'enrichir quand leurs situations se précarisent.

Y'a les baobabs du réchauffement climatique, des océans qui montent et des mers qui se vident., avec la COP21 on espérait que l'état d'urgence climatique serait enfin décrété. Mais la Cop21 va faire pschiit face à la menace terroriste, deux baobabs à contrer simultanément c'est un peu beaucoup, surtout que tout le monde ne se sent pas concerné par les baobabs. Chacun ayant déjà beaucoup à faire avec son opinion publique.

Il n'est pas nécessaire de faire la liste des Baobabs pour comprendre que les défis qui se présentent à nous sont de plus en plus nombreux. Ah quand même il ne faut pas oublier le baobab des baobabs le plus prégnant des baobabs qui s'appelle la Dette.

Quand tout cela est dit, quand les baobabs sont repérés, les grandes personnes, les personnes sérieuses proposent de grandes solutions. Ils n'écoutent pas les personnes qui ont des petits problèmes pour résoudre les grands problèmes, c'est peut être pour cela que le monde va si mal.

Dis Charlie, c'est peut être pour cela qu'il y a tant de personnes "sérieuses" qui ne t'aiment pas, ils n'ont pas compris ce que tu es.

Alors Charlie, tu sais où elle va la France ? Et le monde ? Moi non j'ai l'impression que l'humanité doit se réinventer mais n'y arrive pas, alors je vais retourner écouter le Petit Prince, au moins je passerai un bonne nuit.

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