La France Folle

 La France est Folle ! La France s'abîme dans des querelles de couples, comme si le monde n'existait plus et qu'il faille rompre avec les réalités pour mieux se retrouver entre soi et bannir ceux qui n'en sont plus.

La France est Folle ! Pas du mariage pour tous, mais de l'homophobie qui s'égare dans un débat qui n'en est pas un, car, le moment sans doute, moment de doute et de crise n'est pas favorable à une avancée sociétale quand tant de gens reculent socialement.

La France est Folle ! Elle insulte les riches après avoir stigmatisé les lève-tard et les étrangers. La voilà qui se coupe de sa richesse, de la richesse alors même qu'elle a besoin de tous. 

Les médias, les politiques, les artistes, tous s'engouffrent dans ce mélodrame de l'exil. Les politiques d'abord qui ont abandonné toute idée de redressement, fut-il productif. Alors que la France se vide de ses richesses, dans un chômage qui se creuse à la vitesse d'une ville de plus de 40.000 habitants par mois, les "Unes" de nos journaux consacrent l'exil de Gérard Depardieu et ses lettres, certes d'esprit, bon et mauvais, et aux polémiques que cela engendre sans entrer au fond du sujet.

Car Hollande et son gouvernement ont voulu sanctionné les riches d'être riches ou ultra riches, par solidarité disent-ils quand ils furent dans la confiscation. Pas besoin d'être psychologue pour comprendre qu'un taux de prélèvement à 75% fut-il justifié n'attire pas les stars. Ceux qui veulent réussir et pour qui l'argent est un des moyens de mesurer la réussite ne se font pas prier, ils se cassent.

Car Montebourg, ne redresse ni les torts ni l'industrie. Quelle vision présente t-il aux investisseurs, quel cap pour l'industrie française (cf. pourquoi nos usines ferment) ?
Mittal ? Trop tard, la question se posait au temps d'Arcelor de savoir pourquoi le site de Florange d'abord a été vendu ?(cf. L'usine nouvelle 3308 de nov. 2012) Sans doute que personne ne se sentait de faire le sale boulot. Sans doute faut-il arrêter avec les fausses illusions. Les gouvernements n'ont pas les moyens de faire pression en dehors de la nationalisation ou de droits éventuels et limités de préemption de l'immobilier et du foncier. Tout le reste ne peut se régler que dans le droit, et devant les tribunaux, ou par un règlement à l'amiable. 
Car la France, et c'est une chance, est un Etat de droit dans lequel la nationalité n'est pas attribuée ou retirée au bon vouloir de son président. 

Car la CGT fait du syndicalisme une tribune politique. Syndicat qui se revendique de gauche. Mais un syndicat est là pour défendre l'emploi, et l'emploi passe par l'entreprise. C'est donc l'intérêt des salariés et de l'entreprise qui doit être défendu, pas celui de la résonance syndicale de gauche du centre ou de droite. Mal français.

Car, encore et encore car les uns ceci les autres cela.

Car en fait de réformes les objectifs doivent être clairs. Le système "France" ne fonctionne plus. En 30 ans la croissance n'a été supérieure à 2% que sur 5 ans. Cinq ans durant lesquels la croissance a été sacrifiée sur l'autel des 35h. Tout le reste du temps nous creusons la tombe en même temps que les déficits.

Pour que le pays fonctionne il a besoin de salariés qui cotisent pour les systèmes de retraites et pour le système social dans son ensemble. Or pour maintenir le système il faut au moins ces 2% de croissance.

Pour obtenir de la croissance il faut des entreprises compétitives. Des entreprises qui réalisent des marges suffisantes pour ré-investir. Des entreprises qui ont besoin de flexibilité, tout comme les salariés en ont besoin pour changer facilement d'entreprise ou faire évoluer leur carrière. Cela n'est pas possible. La faute au code du travail et à une protection de plus en plus forte du salarié : pour un résultat déplorable.
Il faut aussi dire la vérité, la flexibilité accroîtra dans un premier temps le chômage. Car les entreprises ont besoin de souffle. Elle ne pourront embaucher que si elles retrouvent leurs marges. 

Pour obtenir de la croissance, il faut aussi de la confiance. Les lois, la fiscalité en particulier ne doivent pas être rétro-actives, et être modifiées sans arrêt. La stabilité législative est essentielle, même s'il faut réformer dans le même temps le code du travail et les procédures collectives, les financements de notre santé et de nos retraite ainsi que la structure administrative du pays.







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