Taxe à 75% sur les revenus : le droit à l'erreur du candidat, l'impossible échec du président

Avec la taxation des hauts revenus à 75%, François Hollande s'est pris les pieds dans le tapis. Très symbolique, la mesure est une promesse de campagne, voire une erreur dans la liste de son programme, une petite improvisation qui devient un feuilleton dans lequel le Président se trouve empêtré.

Série TV Floue - François Hollande - Présidentielle 2012
Et plus il avance et moins il peut reculer. Alors qu'il eut été facile, du moins relativement facile, d'avouer que l'annonce faite était maladroite et qu'elle visait à demander aux plus riches un effort bien compréhensible en temps de crise, voilà que la mesure devient une confiscation sur les (très) hauts revenus.

Encore une fois le débat va se cristalliser sur l'indécence des très riches. Mais il faut bien avoir en tête que cela va beaucoup plus loin et que la mesure a un effet dévastateur sur les entrepreneurs et nombre de cadres qui préfèrent alors quitter la France pour des cieux plus cléments.

Alors que chacun cherche à rendre les mesures plus justes, voilà qu'à nouveau, après le Roms, les "fainéants", un homme politique stigmatise une classe "sociale" du Pays pour gagner les élections, c'est dans l'air du temps.

Mais la France peut-elle se passer de ses "riches" ? Ils ne seraient que 7 à 30.000 contribuables concernés (cf :http://www.lemonde.fr/politique/article/2012/09/07/tranche-a-75-pourquoi-ca-se-complique_1757217_823448.html). Soit grosso modo 1 à 2 années de clandestins reconduits à la frontière, c'est une autre façon de reconduire les gens en dehors de la France... Il serait dommage de voir un certain nombre de personnes quitter le pays alors même que la situation mériterait que chacun se serre les coudes. Certes le spectre des foyers fiscaux touchés est faible, mais il favorise encore les rentiers, ceux qui accumulent les oeuvres d'art, ceux qui jouent au monopoly au détriment de ceux qui investissent. Et il décourage les autres, ceux qui voudraient et qui à nouveau hésitent. 
Car et c'est aussi cela qui est embêtant, la nouvelle taxation concerne les revenus du travail et non du capital. Bref, tout le contraire de ce qu'il semble être utile de faire aujourd'hui.

Alors rappelons nous que chacun a le droit de se tromper, à condition de le reconnaître et de l'expliquer. Ce qui n'est pas acceptable c'est de se fourvoyer par peur. Ce qui n'est pas acceptable c'est de refuser les chantiers, les réformes qu'il faut mener pour retrouver le chemin d'une croissance. Lui, Candidat a le droit à l'erreur, Lui, Président n'a pas le droit à l'échec... car au final c'est nous qui paireons...

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