TVA sociale, arme fatale ?

La TVA sociale présentée par Sarkozy est-ce un coup de bluff, un pari osé de la dernière chance pour préparer une campagne d'un président d'action, de l'inconscience ou un suicide présidentiel ?

Je ne reviendrai pas sur les conséquences car pour le moment nous n'avons pas le texte de cette TVA, son champs d'application et les objectifs à atteindre, ni même d'ailleurs l'évaluation de son impact économique. Mais il est évident que Nicolas Sarkozy tire une cartouche de plus dans le camp de l'impopularité de son action, c'est vrai qu'il aime être le premier et que la seule qui le menace dans ce domaine en décembre est sa concurrente de chasse, Marine Le Pen, qui tient  64% de mécontents contre les 65% de Sarkozy.

La thèse du suicide tient la corde, en effet avec 72% des français qui trouvent que la campagne est éloignée ou très éloignée de leurs préoccupations, la candidat cristallise les armes de ripostes massives de l'UMP sur une histoire drôle de sale mec, casse toi pauv'con pourrait-il répondre, mais non il joue l'insulté, ou encore mieux le candidat du pouvoir d'achat se jette dans un projet de taxes successives afin d'éviter un troisième plan d'austérité, et tire coup sur coup TVA à 7%, Taxe Tobin et TVA sociale, l'ensemble de la France serait ainsi couverte, pas de content, seulement des mécontents. D'ailleurs à 65% d'insatisfaits, le baromètre ne peut pas descendre beaucoup plus bas. Le candidat Sarko se suicide, mais suicide utile, puisqu'il va permettre à la France de réduire son déficit sans casser le peu de croissance annoncé (du moins c'est ce qu'il doit espérer). Alors vous me direz c'est plus tout a fait un suicide, dans le doute, ça peut payer, pas de jaloux, les classes du bas et du haut vont trinquer, les uns sur les transactions consommatrices de produits importés, les autres sur leurs virements vers l'exil fiscal de produits à la dérive financière.

Ce choix, c'est l'arme fatale, annoncée au moment de la célébration de la mémoire de Jeanne, le président candidat, a dû entendre les voix qui lui ont dicté de bouter la dette hors de France et pour cela de s'attaquer aux finances. La bataille nous le savons fini mal pour la pucelle, brûlée pour sorcellerie, il faut bien s'y résoudre, le général Sarkozy connaît l'histoire, il semble prêt au sacrifice, je vous le dis cet homme se voit en providentiel sauveur de la France, et s'il devait mourir en avril, il se verrait bien en phénix revenir à la vie pour d'autres aventures.







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