Call of Duty MW3 : aïe, aïe, aïe !

Chers parents,
vous qui avez des adolescents fans de jeux vidéos chez vous, vous serez très certainement et très prochainement si cela n'a pas déjà commencé, harcelés pour que votre grande et boutonneuse tête blonde gélifiée puisse s'offrir ou se faire offrir le dernier opus de "Call of Duty" qui devrait selon les prévisions s'écouler à plus de 16 millions d'exemplaires d'ici la fin de l'année.

Pour ceux qui ne connaissent rien aux jeux vidéo, Call of Duty est un jeu de guerre dans lequel celui qui manie la manette est un soldat. Le jeu est très "réaliste" et consiste à éliminer des adversaires ou à accomplir des missions qui vont jusqu'au combat au couteau.

La sortie est prévue le 8 novembre, et le buzz a déjà commencé d'abord via le site officiel qui bombarde de vidéos et d'images (cf. ci-dessous), ensuite dans la presse puisque le MW3, pour Modern Warfare, sera le feu d'artifice du jeu vidéo, le best seller des produits culturels (sic sur Europe 1) de cette fin d'année et que l'ultime combat entre les parents et les adolescents de moins de 17 ans ne fait que débuter. Car le jeu est siglé d'un +17 ou 17+, que pour visionner il faut entrer sa date de naissance et pas celle d'un autre, on compte bien sûr sur nos grandes têtes blondes et  boutonneuses pour suivre la consigne.

Chers parents, j'ai craqué, peut être que vous aussi, un jour, après la 424ème demande, j'ai cédé, j'ai perdu du terrain, et l'ennemi a réussi a prendre la position en achetant la call of duty 2. Ce fut aussi le début d'une guérilla plus dure encore, quand le jeune ado, en manque de jeu fait le siège pour avoir l'accès à la console et à ce jeu. Car si j'ai cédé c'est que je pensais qu'il se lasserait, comme souvent, on consomme le jeu vidéo, on l'épuise puis on passe à autre chose, au pire à un autre jeu vidéo, au mieux on va jouer au foot.
Manque de chance, le jeu vidéo peut être une addiction. Vous vouliez vous rassurer pour savoir s'il faut laisser votre ado de moins de 17 jouer tranquillement sans surveillance alors lisez les 10 cas extrêmes d'addiction et vous ne le serez pas. Justement hier sur Europe1 ils en parlaient, le correspondant en Corée du Sud expliquait qu'un jeune couple addictif à une deuxième vie avait laissé durant 12 heures leur nourrisson qui en est mort. J'avais déjà entendu parlé d'un italien retrouvé mort chez lui après avoir passé des journées entières dans le méandres de jeux en ligne, seul, abandonnant son travail, se nourrissant seulement de pizzas commandés à distance, avant de mourir sans doute de fatigue pour que ses héros virtuels ne meurent pas.

Toujours en Corée du Sud, le gouvernement souhaite imposer un couvre-feu pour les jeux en ligne afin d'empêcher les jeunes de jouer après minuit. Ils possèdent des cliniques de désintoxication aux jeux vidéos. Il faut dire qu'environ 10% des ados seraient addictifs... Une véritable épidémie.

Evidemment chers parents, nous n'en sommes pas là, nos batailles sont sans doute moins extrêmes, mais nous devons surveiller tout cela de près. Car les coures et cours des collèges bruissent déjà des attaques zombies et des nouvelles capacités de jeu avec la survie en équipe, ce qui mettra encore un peu plus la pression puisque dès que Mike aura eu le jeu il dira à Peter 14 ans qu'il est has been de ne pas avoir des parents cools qui autorisent l'achat du Graal du jeu vidéo, et Peter s'attaquera alors dans une guérilla urbaine de tous les instants à convaincre ses parents qu'ils seraient cools et moins tartes s'ils le laissaient, y compris avec son argent de poche, acheter le MW3.

Que ceux qui disent que le jeu étant destiné à un public 17+, les parents n'ont qu'à faire la loi, je leur propose tout de suite le stage ado à la maison avec une seule idée en tête jouer au jeu interdit. Car il y aura toujours un copain qui jouera au jeu. Et s'il n'y en avait qu'un. Vous le comprendrez vite, la guerre est déclarée, et la victoire finale n'est pas évidente.

Mais chers camarades parents, si vous sous sentez seuls et impuissants, sachez que vous n'êtes ni seuls, ni impuissants. Tout d'abord vous pouvez vous aussi pratiquer la propagande anti-jeu. Ensuite vous pouvez toujours trouver des parents qui résistent encore et toujours face à l'envahisseur. Enfin, il vous reste l'arme de dissuasion massive : la destruction totale du CD et même de la console s'il le faut. Un jour peut être vous y viendrez, ce jour là témoignez, racontez le, ce sera savoureux.




Commentaires

  1. Je compatis, et je te rejoins dans ta croisade. Ce jeu me dérange sur 2 aspects.
    J'y ai joué avec des adultes, certains sont même vite devenus accros mais nous avons encore d'autres moyens en tant qu'adultes qui nous permettent de relativiser et de ne pas céder à l'addiction. Ce qui n'est pas forcément le cas des adolescents, c'est le premier problème que tu évoques dans ton post.
    Le 2e aspect qui me dérange dans ce jeu en particulier est son fond. Dit très simplement, ce n'est pas l'entrainement au combat qui mène à la paix. Je ne suis pas naïf au point de souhaiter des jeux gentils et peut-être mièvres ni de penser dans un autre registre que le hard rock est satanique (tu sais d'ailleurs combien j'en ai écouté). Je sais bien que se défouler permet d'expier aussi certaines tendances. Mais la combinaison d'addiction et de violence est un cocktail qui court-circuite la raison et génère des réflexes.
    Quel modèle souhaitons nous transmettre?
    R.

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  2. C'est vrai un bon match de tennis ou de handball ça défoule autant voir plus....

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