L'Europe peut elle relancer l'économie?

Les mauvais chiffres des économies européennes, ampleur de la récession, hausse du chômage et explosion des déficits et in fine des dettes, deviennent des sujets d'inquiétudes pour la classe politique nationale et européenne.

Si le premier plan de relance a permis d'éviter l'effondrement des marchés et de l'économie en sauvant les banques, il est maintenant temps de faire les comptes et de préparer un deuxième plan de relance.

Mais les comptes sont très mauvais. Avec un déficit pour 2009 qui sera supérieur à 104 milliards d'€uros (rappelons qu'en période de croissance la France réalise un déficit d'environ 40 milliards d'€uros) la question est plutôt de avoir s'il faut augmenter ou non les impôts, énorme camouflet pour Sarkozy, mais il n'en est pas le seul responsable.

Pour réussir cette relance il est cependant nécessaire de tenir compte de plusieurs facteurs. D'une part les économies via les consommateurs vivent des mutations importantes. La prise de conscience d'une autre consommation, moins énergivore et moins polluante, se fait jour. Il est donc illusoire de vouloir relancer la croissance par une relance de la consommation effrénée.
D'autre part de nombreux pays sont déjà suffisament endettés pour avoir les moyens d'un tel plan de relance.
Enfin des mesures de moyen terme sont déjà engagées via les investissements des collectivités par exemple ou de l'état sur de grands travaux.
Une solution serait de permettre à l'Europe de travailler sur un plan de relance européen. Mais ce plan doit être cohérent. Mais ce plan peut aussi être le début d'une nouvelle aventure pour l'Europe. La réussite d'Airbus vient du passé, d'une volonté politique d'indépendance et de leadership économique, volonté qui semble absente de la commission. La crise est une opportunité pour relever de nouveaux challenge. L'accélération d'un programme comme Galileo est l'une des pistes à suivre, le développement d'un plan voiture propre, de formation pour accélerer la formation des artisans aux procédés constructifs plus écologiques et plus performant thermiquement, et pour y arriver il faut que l'Europe investisse et qu'elle se dote d'une capacité d'emprunt soulageant ainsi ses membres qui devront néanmoins respecter à terme l'une des règles du budget à savoir l'équilibre budgétaire. Enfin cela implique aussi qu'un jour l'Europe puisse bénéficier d'une autonomie fiscale pour financer son budget.

C'est bien dans la crise que l'on voit tout l'intérêt de l'intégration, l'€uro par exemple nous a évité une succession de dévaluations compétitives qui auraient aggravé la crise. L'Europe a besoin de plus d'intégration encore pour relever ces nouveaux défis.

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