Le RSA sauvé par la crise

Allié sans doute inattendu pour Martin Hirsch, qui j'en suis certain s'en serait bien passé, le risque clair de récession oblige Nicolas Sarkozy à trancher et à prendre définitivement parti pour le RSA, le Revenu de Solidarité Active.

En effet, après avoir "relancé" la consommation à l'été 2007 et ainsi griller une cartouche dans ses marges de manœuvre, l'Elysée doit trouver un nouvel impôt pour financer ses engagements, ou en tout cas celui de Martin Hirsch qui propose une alternative pour sortir de la logique de l'assistanat et du RMI.

Dans un contexte de crise, impossible de ne rien faire pour les plus démunis, alors même que si le chômage tend à se réduire, ou à stagner, la précarité tend à se développer. Cela ce n'est pas la faute de Sarkozy, seul, mais de la politique économique française basée sur la consommation plutôt que sur l'investissement.

A priori en politique il est toujours plus intéressant de flatter le court terme, plutôt que de s'engager dans une démarche de plus long terme. En favorisant les services à faible valeur ajoutée (distribution, services à la personne, commerce, logistique), l'Etat ne fait qu'entretenir cette politique court-termiste.

Pour que le RSA soit un succès, il faudra compter sur les futurs succès d'autres mesures, telle l'extension du Crédit Impot Recherche, mais mesure qui seule est insuffisante pour développer de nouvelles industries françaises à forte valeur ajoutée et donc génératrices d'emplois qualifiés à plein temps convenablement payés....

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Peut-on refuser les calendriers des étrennes ?

Faire de la politique sans étiquette : la République 2.0

Pétition : En 2017 abstenez vous pour ré-inventer la démocratie