Politique : les présidents maudits

Après Jacques Chirac, c'est au tour de Nicolas Sarkozy d'approcher les records de l'impopularité, décrochant sérieusement de son premier ministre.

Si la fin de règne de Chirac fut pénible, Sarkozy a pu faire passer dans sa courte période d'état de grâce un certain nombres de réformes ou en tout cas promesses électorales, les plus symboliques.

Cette impopularité tendrait-elle à confirmer la théorie de nombreux politiciens, j'ai en tête en particulier ceux d'Hervé Morin lors de réunion sur le referendum, qui tient en une idée assez simple : sur 5 ans de mandats, vous avez 6 mois pour faire passer les réformes les plus difficiles et ensuite c'est cuit!

Personnellement je pense que cette théorie est fausse du simple fait que l'impopularité de Sarkozy ne tient pas à son inactivisme, mais à son hyper-présence couplé à l'inévitable retournement de conjoncture qui se profilait déjà en début 2007 du simple fait que les prix des matières premières explosaient.

Cela ne tient pas à l'ouverture mais plutôt au show médiatique permanent lassant et ridicule à force de vouloir montrer au monde qu'un super manager président est au pouvoir.

Show médiatique contre productif avec la commission Attali qui propose de briser les petits monopoles, les petites situations de pseudo rente, quand les Français tout comme les Américains voient tous le jours les ravages des dérives des marchés financiers qui favorisent les regroupements, les concentrations pour obtenir des situations de rentes indétrônables.

Mais le pire est arrivé avec la nouvelle vague de délocalisations qui d'un coup a remis Sarkozy dans une situation ingérable, le pire arrive avec l'inflation qui, sans être énorme, met en difficulté les Français dont le pouvoir d'achat stagne ou régresse.

Le chômage enfin menace de repartir à la hausse ou en tout cas de ne plus baisser, la hausse de janvier n'étant pas encore un élément suffisamment significatif.

Les présidents de la Vème sont-ils condamnés à être maudits? Car là aussi, encore une fois, c'est tout le projet Sarkozien qui est menacé, car le projet fut conçu autour d'une croissance moyenne pour les 5 ans de 2,25%.

Espérons que non, espérons que Sarkozy n'aura qu'une impopularité passagère, non par amour de Sarko, afin de ne pas voir les Français ressombrer dans la sinistrose.

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