Arrêtons de Sarkozer


L'expression d'un certain ras le bol vis à vis de notre président s'est exprimé pour partie dans les urnes et dans les sondages. L'hyper président, Starkozy, ses frasques, ses amours, ses amis.

Tout a commencé par sa capacité à mobiliser les médias et à les emmener sans arrêt là où il le souhaitait. Délivrer sans arrêt de nouveaux messages effaçant les messages précédents, empêchant les autres de réagir. Cela continue, dans la presse, dans les blogs.

Prendre le contre-pied, belle méthode pour assurer la couverture, pour assurer le suspens, comme lors de son élection, le président s'apprêtant à prendre quelques jours de retraites, spirituelle la retraite croyait-on de source sûre, un monastère un lieu de prière, un lieu pour se ressourcer avant d'entamer la mission que les français lui ont confié. C'est finalement une retraite people pour les magazines et photographes qui est choisie sur le yatch du fortuné Arnaud.

Tout le monde écrit sur Sarko, parodies, fictions, documents, commentaires, psychologie de comptoir, tout y passe, tout se vend!

Mais à force, ce président trop sur la forme pas assez sur le fond, la critique ne fera qu'enfler au fil des mois, l'image du président s'écorne jusqu'au New York Times qui demande plus de rigueur au président Bling Bling.

Pourtant, les municipales terminées, cela repart de plus belle, avec la belle Carla, celle qui remplace Cécilia, plus glamour c'est sûr, plus à la mode, plus de la mode. Elle est nue, tellement nue que la photo nue est à vendre.

La photo par Michel Comte (1993) aux enchères chez Christie's

Voilà de quoi nous parlons, ce que nous lisons, ce que nous regardons, le débat est bien là. L'information se focalise sur la visite à la reine d'Angleterre, retour aux travers de la peoplisation de la vie politique.

Cécilia aussi s'est déjà remariée avec son amant, allons nous découvrir un jour que comme pour les Hollande-Royal, le couple Nicolas-Cécilia n'était qu'un habit médiatique? Pourquoi ne pas se poser la question?

L'image, la communication pour gérer l'instant présent sans arrêt. Comme si le faire savoir est plus important que l'action de fond, plus important que le débat. Monde hypermédiatisé, tout est permis, pas de tabou?

La politique et par là même la démocratie sont menacées par la médiatisation. Pas par un homme qui déciderait de tout, mais par un système qui s'il s'apparente à un système pluraliste ne traite en fait les "news" qu'en caisse de résonnance. Le web en est l'illustration parfaite, c'est le buzz qui fait la une, s'auto-entretenant comme phénomène "important".

Résultat : silence sur les renforts français en Afghanistan, cela se fera t'il encore une fois sans débat à l'assemblée en restant le fait du Prince.

Je ne m'étale pas plus, il fallait exprimer mon ras le bol, j'ai depuis un bon bout de temps arrêter d'écrire sur Sarkozy, la politique mérite mieux que les S(t)arkozages.

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