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Alerte orange sur la France


Faut-il être alarmiste, défaitiste ou aveugle? Faut-il accepter cette malédiction ou bien bomber du torse? La croissance ne sera pas au rendez-vous, la crise américaine, la non victoire des Bleus au Mondial de rugby (+0,3% prévus en cas de victoire), les taux européens qui iront prochainement à la hausse, le moral des ménages qui chute de 2 points, le chômage qui s'arrête de baisser et enfin cette dette qui bat des records à plus de 66% du Pib quand nos partenaires européens eux parviennent à la réduire.

Heureusement la France va montrer au Monde qu'elle est à la pointe de l'environnement en "promotionnant" son Grenelle de l'environnement. Grenelle, mot mythique pour les politiques, mot chargé de symboles pour tous ceux qui ont 68 en souvenir, pour moi il n'est chargé que de lourdeurs. Le mot même de Grenelle m'insupporte tellement il est peu agréable à prononcer et pourtant dans toutes les bouches.

Dire qu'il faut utiliser un terme "historique" pour parler de dialogue en France, pour parler de concertation et de projet d'amélioration de notre société. Il serait surtout déjà temps d'avoir eut ses débats autour des sujets de fond, les sujets qui fâchent. Il y a bien deux sujets qu'il faut traiter en France, l'environnement en est un, la situation économique de notre pays est le deuxième. Il me semble aussi que l'ordre est inversé, car la priorité pour les "gens" c'est aussi et surtout la vie économique.

Je n'aime pas être ni morose, ni défaitiste, pourtant depuis que je suis la vie politique de notre pays je ne peux pas m'empêcher de penser qu'il n'y a pas une séquence de gouvernement qui permettent de dire que cette séquence fut globalement positive.

Sous l'ère Jospin qui fut plutôt agréable, en tout cas à ses débuts, le gâchis est venu des 35 heures qui coutèrent plus qu'elles ne nous apportèrent par le simple fait d'avoir été imposées par dogmatisme. Plutôt que de travailler sur la compétitivité des entreprises nous avons tout fait pour leur imposer les 35 heures et donc une cure de gains de productivité afin qu'elles ne soient pas trop distancées dans la compétition mondiale.

Sous l'ère Raffarin on se demande vraiment ce que l'on y faisait. Rien politiquement qui permit à la France de se réformer de façon certaine, les bonnes questions ne furent pas poser et sous Villepin, qui a déjà proposé une réforme fiscale fort chère pour 2007, la volonté de réforme à la hussarde s'est heurtée à la rue, la France s'est par ailleurs coupée de l'Europe en rejetant fortement le Traité Constitutionnel. Quelques signes encourageant sur la fin mais au lieu d'être à 5% de chômeurs nous ne visions que 8%, trop loin encore de l'objectif.

Sarkozy, maintenant, par dogmatisme aussi, a dit je promets je fais. Donc quelques milliards par la fenêtre pour certains contribuables qui bénéficient du paquet fiscal, ce paquet qui doit nous redonner du "peps", un choc de confiance qui relancera la consommation. Veille recette éculée, la relance de la consommation. Et comme nous ne sommes plus maître de notre monnaie, rien de mieux que d'utiliser l'arme du déficit et de la dette, seule arme encore disponible.

Pourquoi est-ce la seule "arme" disponible? Parce que l'économie européenne est tirée par l'Allemagne. Parce que l'Allemagne a su faire profil bas, a su se réformer, a su débattre des réelles questions.

Notre déficit est plombé par les comptes sociaux (retraites et santé). Nous posons nous les vrais questions?

Notre système de santé est déficitaire mais pourquoi? Nos caisses de retraites se vident mais pourquoi?

De multiples réponses ont été apportées, mais il est tabou de réunir les syndicats, les patrons, la société civile, les économistes, les sociologues autour de ces questions. Doit-on accepter de rembourser de l'aspirine aujourd'hui? Que voulons nous financer dans la santé? Comment voulons nous répartir justement la protection sociale pour en même temps responsabiliser les consommateurs et soigner les plus démunis? Devons nous encore faire du travail la source principale de collecte des prélèvement sociaux ou bien faut il élargir les "assiettes" de prélèvement?

La compétitivité de nos entreprises et de notre économie méritent mieux que la simple bataille électorale. C'est maintenant qu'il faut aller au fond des débats pour réformer. Sarkozy veut réussir? Il lui faut alors sortir du débat politique pour prendre le recul et le temps nécessaire au choc de conscience que le chemin sera beaucoup plus long et plus dur que prévu.

Sarko n'a pas la Baraka comme il le dit, il a lui aussi la Scoumoune, car il a négligé les fondamentaux de l'économie, il a négligé dans son diagnostic les facteurs extérieurs à notre économie, il a oublié de dire que la performance n'aime pas l'endettement excessif. Il a oublié de dire que si certaines critiques à l'égard du dogme de la BCE sont fondées, c'est sans doute qu'il croit lui encore aux chimères des dévaluations compétitives. Il oublie de dire que lui, Nicolas Sarkozy a fait la promotion de ses crédits hypothécaires qui font la crise de l'immobilier américain et par ricochet font que la croissance américaine ralentit fortement.

De nombreux signaux sont à nouveau à proche du rouge pour la France, ce n'est pas du défaitisme que de le dire, c'est de la prévention, dommage c'est vrai que cela tombe encore une fois juste après une élection car les chères promesses devront s'envoler...

Commentaires

  1. Bonjour, bon Blog :)
    Vu du Québec Canada
    http://www.wwg1.com

    WWG :)

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