BCE : La hausse des taux et le gouvernement

Avec la crise des subprimes, la hausse des taux d'intérêts aux Etats Unis rend l'insolvabilité de nombreux crédits à taux varible plus probable -réalisation du risque de défaut de remboursement- donc nombreux sont ceux qui militent pour une baisse des taux.

Cependant, dans la zone €uro, la hausse des taux est un moyen de lutter contre l'inflation, rôle principal confié à la BCE, dans un contexte de bulle immobilière qui entraine mécaniquement et artificiellement une hausse des prix de l'immobilier (plus de 100% entre 2000 et 2005 sur de nombreuses régions de France).

Or le coût d'achat et donc l'endettement des ménages a un rôle négatif sur la perception du pouvoir d'achat puisque nombre de ménages sont à saturation de leurs capacité de remboursement pour se loger et si selon la banque de France le montant total des emprunts continue d'augmenter le nombre d'emprunteur diminue, sans commentaire donc.

Baisser les taux s'est maintenir cet artifice immobilier, même si les besoins en logement sont forts.

C'est donc à la France d'avoir une politique de long terme pour le logement.

Pour cela il est indispensable que les communes réalisent des réserves foncières sur le long terme et qu'elles puissent gler à terme la flambée des terrains. Avec plus de 50% du budget consacré à l'achat du terrain, les français assistent à une dérive que les municipalités ne savent pas contre-carrer, d'une part parce que souvent dans nos 36 000 communes ce sont les propriétiaires terriens qui sont les plus influents, et d'autre part parce qu'il n'y a pas de politique urbaine dans les petites communes.

Du point de vue du gouvernement la hausse des taux est un problème majeur puisqu'il accentue de fait le déficit budgétaire qui lui part à la dérive pour 2007. Par ailleursle crédit d'impot proposé par le gouvernement permet aux banques de relacher un peu leurs taux pour retrouver des marges ce qui contribuera à augmenter le montant des crédits d'impôts.

Enfin, cette crise financière peut amener à un ralentissement de l'économie, réduisant alors à néant la réduction des déficits publics (pourtant nécessaires) car la prévision du candidat Sarkozy est d'avoir une croissance de 2,5%...

Ce n'est pas désespéré comme situation, sauf en cas de scénario catastrophe avec un Krach qui ralentirait considérablement la croissance économique mondiale.

Pour l'instant la crise semble maîtrisée mais c'est une crise durable qu'il faut surveiller...

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