Economie

lundi 6 mars 2017

Alerte : "dézingage" politique pour une crise institutionnelle

Alerte : "dézingage" politique pour une crise institutionnelle

La présidentielle 2017 ne ressemble à aucun autre, les 2 mois d'ici l'élection s'annoncent comme le paroxysme d'une vengeance électorale hors norme, que dis-je d'un dézingage électoral en règle. D'habitude les coups de théâtre sont orchestrés par les acteurs eux-mêmes et les rebondissements électoraux sont finalement peu fréquents. Avec les primaires nous assistons à un jeu beaucoup plus surprenant qui consiste à dégager ceux qui sont ou ont été aux manettes, ceux qui ont composés avec un appareil politique structuré. Finalement, les seuls qui peuvent être surpris, et encore, sont les hommes et femmes politiques qui n'arrivent plus à sortir le corps électoral et abstentionniste d'un sentiment du tous pourris.

Nous sommes le 6 mars, François Fillon risque à tout moment de ne plus être le candidat de la droite et un peu du centre. La droite risque de ne pas être au 2nd tour de la présidentielle.

L'important n'est pourtant pas là. L'important c'est que nous avons perdu dans la tempête médiatique le cap d'une campagne, le cap de l'élection pour ne vivre qu'en direct un feuilleton à la hauteur de séries télévisées. Car nous spectateurs nous oscillons entre dégoût et fascination. Le dégoût de cette campagne tellement nécessaire et gâchée par les "affaires" et la fascination de voir un système sous nos yeux s'effondrer.

La Vème République était à bout de souffle. A presque 60 ans, c'est, après la 3ème République, la plus longue séquence constitutionnelle de notre démocratie. Pas étonnant, alors que le monde change à une vitesse jamais vue, que la Vème conçue pour la rencontre d'un homme et d'un peuple ne puisse pas fonctionner alors que le peuple n'a jamais été aussi fragmenté, segmenté par des aspirations différentes, qu'une majorité électorale illusoire ne supporte plus les blocages minoritaires parfois légitimes.

Dans cette crise, il faut des hommes et des femmes qui voient le changement, des hommes et des femmes qui réussissent dans une transition entre une Vème et une VIème République.

Le dézingage politique se poursuivra : soif de renouvellement, soif de destruction, c'est une folie collective qui s'empare des populations ici ou ailleurs parce que les problèmes de fonds,le chômage, la fiscalité, l'enseignement, les inégalité, les injustices se creusent de plus en plus.
Et quand les peuples confient le pouvoir à de nouveaux ploutocrates, qui pour défendre les plus pauvres du pays accuse les voisins pauvres d'être la cause des problèmes c'est un cauchemar.

Les démocraties ont vocation a élevé les peuples, nous assisterons très certainement à l'élection d'un président ou d'une présidente qui n'aura pas de majorité absolue, ni même relative, à l'issue des élections législatives. Ce serait une première. Ce serait la confirmation d'une crise constitutionnelle hors norme. Comment alors gouverner quand un président serait élu sur un programme et qu'il faudra par la suite négocier des alliances et donc le programme du président. Qui est alors le chef du gouvernement ? Comment vont évoluer les partis traditionnels ? Les fractures sont de plus en plus grandes au sein même des partis, je ne parle pas là de la diversité de courant, de diversité sociétale, je parle de fractures fondamentales sur le rôle de l'état, la place de l'Europe, la lutte contre les inégalités, la place de la démocratie.

Je n'ai pas de certitudes, mais la conviction profonde que cette présidentielle et ces affaires ne sont que les prémices d'une crise institutionnelle et sociale qu'il faut prendre à bras le corps, que les candidats doivent nécessairement envisagés en tenant compte que pendant la révision contsitutionnelle il faudra aussi gouverner pour réduire les fractures sociales et économiques.







dimanche 11 septembre 2016

Vidéo : "J'ai pas voté"

Vidéo : "J'ai pas voté"

Retour avec ce documentaire sur l'abstentionnisme et la crise de nos démocraties représentatives, je vous invite à faire comme moi, oeuvre de déconditionnement.

Je ne sais pas quel est le meilleur système mais l'analyse présentée ici est bien la cause de mon choix de militer pour l'abstention. Car à l'opposé des abstentionnistes d'antan, les abstentionnistes d'aujourd'hui sont fortement politisés. En Islande, Ontario par exemple le tirage au sort fait son retour...

Que se passe-t-il si tout le monde vote blanc ou s'abstient ? Le système s'écroule. Si l'on prend compte de l'abstention aux législatives de 2012, seuls 17 députés sur 577 sont élus à la majorité. Les autres ne franchissent pas la barre des 50% du corps électoral.

Enfin, les cadres 16% de la population représentent 81% des élus à l'assemblée nationale. Et on ne parle pas là de la démocratie européenne !



Affûtez vos arguments, que pensez vous de ce reportage ?

lundi 5 septembre 2016

Visa d'or : les migrants "récompensés", Aris Messinis un humaniste récompensé

Visa d'or : les migrants "récompensés", Aris Messinis un humaniste récompensé

Aris Messinis (AFP) - Scènes de guerre en zone de paix
Visa pour l'image s'est terminée par la remise d'un visa d'or au photographe Aris Messinis, si l'on en croit le journal le monde (car non, je ne me suis toujours pas rendu au célèbre festival de photo journalisme) cf : article du Monde.
Aris Messinis est photographe pour l'AFP, les coulisses de son travail sont publiées ici : https://making-of.afp.com/scenes-de-guerre-en-zone-de-paix et le thème des reportages concerne les migrants qui arrivent en particulier sur l'île de Lesbos, dont les 4 photos sont présentées dans cet article.
Aris Messinis - Scènes de guerre en zone de paix


Aris Messinis - Scènes de guerre en zone de paix

Cette actualité fait écho à la publication il y a un an de la photo du petit Alyan qui avait marqué l'opinion (cf article du Figaro)  et provoquer sous forme de feu de paille un élan appelant à l'accueil des réfugiés.
En fait mon expérience a montré très vite qu'il y a un refus, une peur qui s'est emparée, y compris dans des villages loin de ces évènements, de faire face au problème, d'en parler même, d'évoquer ne serait-ce qu'une action positive envers les migrants, amenant, on l'a vu aussi dans la presse certains à mettre en compétition l'accueil de migrants avec l'accueil des SDF ou le logement des personnes pauvres.

Cela n’amène à plusieurs réflexions, car le sujet est politique et doit être traité et discuté prioritairement, surtout que si les journalistes abordent à mon sens bien les diverses difficultés, le politique s'en tient trop souvent à une posture d'opinion.

Car malgré tous ces traitements, l'opinion publique et politique semble atone, sauf peut être à Calais qui vit "pleinement" les difficultés de la jungle. Là-bas, la demande est simple : démanteler la jungle.

Aris Messinis - Scènes de guerre en zone de paix
Et pour beaucoup effectivement la solution est simple : fermons les frontières, fermons les camps. Mais fermer les frontières c'est mettre la tête dans le sable (ou se cacher derrière son parapluie) pour ignorer le problème. Evidemment cela nous pose des problèmes et nous en posera encore car à ne rien organiser c'est le chaos que nous entretenons.
On le voit aujourd'hui avec la jungle, les réactions, les créations de centre d'orientation et de traitement et les centres d'hébergement sont largement insuffisants (mais ils ont le mérite d'exister).
C'est un sujet sur lequel il ne peut pas y avoir de consensus, mais c'est un sujet qui ne peut pas être un sujet de posture idéologique ou de calcul politique. Au-delà des émotions que peuvent susciter les photographies, ce sont les questions fondamentales de nos valeurs qui sont engagées.

L'humanisme ne fonctionne pas seulement sur les émotions.Le politique doit certes en tenir compte, mais nous nous devons de prendre le recul nécessaire dans la gestion au quotidien de notre rapport à l'humanité.
Est-ce humain de laisser des populations dans des zones de guerre ? Est-ce humain de cantonner des millions de gens dans des camps sans tenter de les aider à préparer un avenir ? Est-ce humain que de laisser des milliers de gens errer sans les orienter ? Est-ce humain de fermer les frontières pour déplacer le problème, rendre les traversées de plus en plus difficiles et de plus en plus meurtrières ?

Evidemment non. Nous protestons dès qu'une réponse tarde à venir dans notre vie quotidienne, mais nous sommes prêts à laisser des centaines de milliers de gens sans réponse, sans solution.

Evidemment cela à un coût. Evidemment cela induit des tracas pour les riverains, et parfois des menaces. Mais tout comme nous n'avons jamais réellement pris à bras le corps les difficultés des banlieues et du développement du radicalisme dans des quartiers pourtant bien identifiés, nous créerons, à ne pas vouloir traiter le problème migratoire, de nouvelles tensions, des rancœurs, des exclusions et des zones de non droit.

Ainsi je n'ai pas été surpris de savoir que le tribunal administratif de Lille a rejeté la demande des fermetures des "commerces" de la jungle. Certes ces commerces sont très certainement illégaux (de toute façon sans adresse officielle impossible de créer une entreprise il faut une attestation de domiciliation soit à son domicile soit par une promesse de bail), mais imaginez une zone de 9 à 10.000 habitants sans commerce. Et puis sans papier officiel... sans statut officiel, vous n'existez pas, autant dire que cela va à l'encontre de toute humanité.

Lisez, lisez le témoignage d'Aris Messinis, il est justement plein d'humanité en voici deux extraits :

"Cette affaire m'a fait regarder ma propre vie différemment. Quand on voit des choses comme ça quotidiennement, on se rend compte de la chance qu'on a d'être né et d'habiter en Occident."...

..."Personne ne me l'a jamais dit en face, mais parfois je sens comme un non-dit de la part de certains collègues, quand je pose mon appareil et que je commence à aider. Que je ne devrais pas faire cela, parce que ce n'est pas mon travail, et que je vais peut-être rater une bonne image. "

dimanche 4 septembre 2016

Abcédaire d'un été agité

Abcédaire d'un été agité

R comme Rentrée
La rentrée est de retour, marronnier par excellence, nous n'échapperons pas aux conseils pour bien préparer les enfants à leur retour dans l'école, ni aux trucs et astuces pour mieux retrouver ses collègues et son patron au bureau.

La rentrée syndicale est-elle prête ?

B de Bataclan à Burkini
Bon d'accord c'est la rentrée et une nouvelle ligne droite se prépare. Rentrée syndicale, rentrée politique, des primaires primaires, des rentrées littéraires, des élections américaines et un retour un an après le 13 novembre au Bataclan. Un nouvel attentat serait dans la séquence des primaires une nouvelle victoire des terroristes, je ne souhaite évidemment qu'une chose que cela n'arrive pas. 

Sur la côte d'Azur une forme d'hystérisation est à nouveau apparue durant l'été. Le Burkini est venu défier les lois de la raisons. Réactions sur réactions à chaud, sans recul, sans retenue. Il faut dire que l'attentat de Nice a échauffé les esprits. 

A pour Amalgame et Arrêté
Quand les esprits échauffés surchauffent et vacillent dans la peur et la douleur les amalgames poussent comme des champignons.

Dans ces deux attentats, je n'oublie pas les autres qui nous touchent ici ou ailleurs, mais ces deux là sont les plus importants en nombre de victimes sur le territoire national. Ils ont donc marqués à raison l'opinion publique et politique. Donc un arrêté anti-burkini, puis deux puis trois et quatre... avec l'impression qu'il y aura eu cet été plus de burkinis que de méduses. Bientôt il y aura des arrêtés anti migrants c’est juste une question de temps.

D de Décalé
Durant cet été entre deux médailles olympiques et un match de foot, j'ai profité de mon adhésion au pôle emploi pour faire le point, lire, écouter, regarder. Prendre un peu le temps. Allant même à me "déconnecter". Et je me suis senti décalé. Décalé par les proportions de "l'information", décalé par le creux des propos décontextualisés. 

E dans l'Embarras
L'affaire du Burkini m'a profondément gênée. Elle m'a mis dans l'embarras. D'un côté lorsque "l'affaire" a été présentée dans sa version association "privatisant" une piscine pour réserver l'espace aux femmes désirant se baigner en burkini, j'ai ressenti une gêne. Cette gêne elle est profondément ancrée dans une incompréhension de devoir se baigner "couvert". Pourquoi les femmes ressentiraient elles cette gêne et pas nous les hommes. Pourquoi n'irions pas nous aussi nous couvrir pour nous baigner. J'ai d'abord cru au caractère religieux du Burkini. Mais ce n'est pas si simple. Et c'est bien pour cela que le recul est nécessaire. Le burkini n'est pas créé par le religieux, mais bien par une société australienne. Mais le religieux intervient dans l'interprétation que font les femmes (les hommes) dans leur environnement et voient dans le maillot intégral une façon de pouvoir suivre des préceptes inculqués par la famille ou tout simplement le milieu de la religion. 

L se dit Laïc
Dans ma culture, dans mon éducation et dans ma croyance, la laïcité n'est pas le rejet de la religion ou du fait religieux. Elle est l'intégration des valeurs de notre démocratie basée sur les valeurs universelles des droits de l'homme. De ce fait en découle l'égalité entre les sexes, l'autonomie individuelle et l'absence de privilèges ou de différences face au droit du fait de la religion, ethnie ou nationalité. De ce fait aussi, le religieux passe après le droit "universel" mais ne se dissout pas, ne disparaît pas. 

S comme Sisco ou San Fransisco (les rues de..)
Puis en Corse, c'est une bagarre générale qui se déclare, la tension médiatique monte, encore une fois les déclarations sont plus rapides que les faits confirmés. Sisco. Sisco restera comme un épisode des rues de San Fransisco une bagarre, une tension des rumeurs, des déclarations hallucinantes de part et d'autre pour une guerre de territoire sur la plage. Aujourd’hui j’ai lu que le maire d’une commune corse avait demandé au maire de Sisco d’expulser tous les maghrébins. Ce maire a été retrouvé mort, aujourd’hui donc, dans un accident de voiture, avec dans ladite voiture un pistolet et 104.000 €uros en liquide.

M le Maudit Mépris
Nous vivons une époque Maudite, à moins que ce soit l’homme qui soit maudit passant des pires horreurs puis après une rémission se prépare à rechuter dans l’innommable. Dans nouvelle vague de Haine le Mépris est réciproque entre élites et les autres les biens pensants et les autres, les autres et les uns. C’est vrai que les uns et les autres font tout pour se haïr. Ils ne se parlent plus ils ne s’écoutent plus. Tais toi tu ne sais rien. C’est vrai c’est plus facile le mépris, ça évite d’essayer de comprendre, c’est un peu le début de l’obscurantisme ?

P Propaganda de ma Playlist et de Pokémon 
La propagande finit toujours par payer. On se dit insensible à la pub, mon œil droit finit toujours par regarder avec mon œil gauche si mon œil gauche lui dit de regarder. A force d’entendre les messages contre l’immigration le FN arrive à faire l'amalgame avec les attentats pour nous dire, je voua l'avais bien dit. Comme avec les enfants à qui on dit attention, attention et puis un jour arrive, oui badaboum ça arrive, je l'avais bien dit.

Heureusement l'été permet à chacun de retourner à ses plaisirs. Liste de lecture de Foenkinos à Asimov, en passant par Franzen et en prime le dernier Millémnium. C'est fou quand même de penser à quel point la notion de contrôle, de surveillance revient dans les romans. Que ce soit dans Asimov avec les robots, ou Franken dans un roman au parcours surprenant du journalisme citoyen au lanceur d'alerte sur fond d'histoire de la chute de la RDA à Wikileaks. On y voit toujours en fond la propagande de nos époques, le culte de la transparence pour un monde meilleur, mais meilleur pour qui.
Tiens d'ailleurs les Pokémons en débarquant dans les rues de nos villes et villages ne nous amènent ils pas dans une autre forme de surveillance sous la forme des partages de données par une intrusion de plus en plus forte de l'entreprise dans le renseignement sur nos habitudes de connectés ? N'est-il pas de plus en plus gênant de voir des entreprises privées s'octroyer nos données individuelles et collectives pour occuper et exploiter l'espace public ?  

M pour Macron
Macron a (enfin) quitté le gouvernement. Feu de paille, mouvement de fond ? L'avenir est pour lui incertain, et la seule certitude c'est que les brahmanes de la politique font tout faire pour le torpiller. Et dire que la présidentielle est en avril..., ça va faire beaucoup de torpilles ça non ?

vendredi 29 juillet 2016

Pétition : En 2017 abstenez vous pour ré-inventer la démocratie

Pétition : En 2017 abstenez vous pour ré-inventer la démocratie

Le 23 avril 2017, je n'irai pas voter
Le 7 mai 2017, quelque soit le scénario, je n'irai pas voter
Bien avant 2002, le diagnostic était posé. La démocratie ne fonctionne plus correctement. Cela est vrai aussi bien en France qu'aux USA en passant par le Royaume-Uni ou la Turquie.
Notre système ne fonctionne plus car il est géré par une classe politique professionnelle formée par des partis dont la vie entière tient de leur business électoral. Tout comme la profession des chauffeurs de taxi fait tout ce qui est en son pouvoir pour maintenir son modèle économique, la classe politique ferme les portes aux initiatives populaires.
Alors même que nous avons besoin de ré-inventer la démocratie dans un monde en mutations rapides, la vague mondiale de terrorisme semble justifier l'arrêt de toute initiative pour mettre en place une nouvelle constitution, et favorise de fait l'accès aux pouvoirs à de nouveaux autocrates.
Une nouvelle démocratie c'est donner naissance à une nouvelle assemblée constituante.
Cette assemblée ne peut pas être composée par nos élus, mais elle peut être en partie constituée de personnes élues pour cela, et doit aussi être complétée par des citoyens tirés au sort et qui n'ont pas d'intérêts partisans à défendre. Les experts devront donner des éclairage sur le choix des possibles, mais laisseront les choix à l'assemblée constituante.
Cela se terminera par un vote qui pourra être à choix multiple de l'ensemble des français sur une constitution nouvelle et je l'espère par l'émergence d'une nouvelle donne politique et de nouvelles priorités.
C'est un paradoxe que je vous propose : s'abstenir pour changer la démocratie.
Mais face à l'absence de choix réel en 2017, la seule arme qui nous reste est celle de la revendication de notre abstention.
C'est de signer : nous n'irons pas voter ! Et de dire ce que nous voulons changer.

lundi 9 mai 2016

En LRMP, je vote pour l'Occitanie !

En LRMP, je vote pour l'Occitanie !

#LeNomDeMaRegion #Occitanie #RégionLRMP #consultation 

Après la constitution par un comité ad hoc d'une liste de noms retenus pour faire office de nom de Région, les habitants sont invités à voter par voix électronique ou correspondance afin de désigner le nom de la nouvelle région LRMP, et ce jusq'au 10 juin 2016.

Le Tourisme - Pont du Gard / Occitanie ?
Evidemment j'aurais aimé un référendum qui aurait pu être l'occasion de poser d'autres questions intéressants au premier chef les habitants de Languedoc Roussillon Midi Pyrénées. Mais on va déjà se satisfaire d'avoir, pour une fois, le pouvoir de choisir directement un point, non pas de détail, mais d'orientation qui marquera pour quelques années la Région. Dans le milieu économique beaucoup veulent un nom qui positionne la région géographiquement. Il s'agit pour moi d'une erreur de fonds car d'abord il n'y a pas que la géographie, il faut à cette géographie y lier la culture et le sentiment d'appartenance, comme on peut le voir en Bretagne avec les Bretons (et vive les chapeaux ronds, les crêpes, le cidre et les artichauts).

Le choix d'un nom n'est pas et ne doit pas être,non plus, le fruit d'une entente entre deux anciennes régions qui auraient décidé de partager une moitié de leur identité chacune.

Cette liste de noms est composée de :

  1. Languedoc
  2. Languedoc - Pyrénées
  3. Occitanie
  4. Occitanie- Pays Catalan
  5. Pyrénées - Méditerranée

Avec mon propos précédent sont éliminés automatiquement de mon choix les numéros 2 et 5. De même j'élimine automatiquement Languedoc car déjà présent dans l'une des deux régions fusionnées et cela pourrait laisser un sentiment amer pour ceux qui tenaient au Midi Pyrénées.

J'ai l'intuition que le nom de cette région doit être Occitanie. Et les sondages d'opinion réalisés en ligne par le Dépêche ou le Midi Libre ont mis en évidence que Occitanie est le choix préféré des Languedociens, Roussillonnais, Pyrénéens et "Midi-niens/nois/nais/nettes?"

Innovation / Industrie / Enr / R&D 
Je vous avoue que j'ai vu hier le sketch de Dany Boon sur le choix de Hauts de France pour la nouvelle région Nord Pas de Calais Picardie, et que l'identification à Hauts de France me laisse sceptique. Je ne doute pas un seul instant qu'il y a là la volonté de donner une image positive à la région en gommant la notion de "Nord" qui fait trop référence peut être au froid et à la grisaille mais quand bien même, pourquoi les habitants n'ont ils pas été consultés si pour eux l'identité du Nord ou de la Picardie est essentielle?

Demandez aux habitants de PACA s'ils trouvent que c'est jolie comme nom ? Et pourtant il y a bien la Provence, les Alpes et la Côte d'Azur, mais on ne retient que PACA, pas très classe d'habiter une région "acronyme".

La viticulture un atout régional
Ainsi dans la liste des noms proposés au vote, il n'y a que l'Occitanie qui me plaise réellement. D'abord la culture, l'occitan, la langue d'oc sont des références que chacun comprend. Géographiquement la région correspond presque à l’Occitanie du 18ème siècle composée alors de 7 provinces dont la partie catalane. Exit donc pour Occitanie - Pays Catalan, cela n'a pas de sens autre que de satisfaire un régionalisme au sein du régionalisme, pourquoi ne pas alors avoir Occitanie - Pays Catalan - Pays Cévenol - Pays Camarguais?

Enfin imaginons que nous ayons à choisir le nouveau nom de la France, que ferions nous ? Choisirions nous Bretagne - Alsace- Occitanie - Côte d'Azur -Centre de France ? Certainement pas, nous irions vers notre histoire, notre culture et ensuite de cela nous pouvons développer et faire vivre notre identité.

C'est bien pour cela que je souhaite voir un nom de région qui puisse répondre à une identité de fond. Je sais que cette Occitanie là sera réduite par rapport à la notion de l'Occitanie historique, mais elle aura le mérite d'être visible et compréhensible, elle a un passé, il lui faudra construire son avenir pour exister, mais cela je n'en doute pas car elle est, comme de nombreuses régions, riche d'atouts géographiques, culturels, économiques qu'il faudra valoriser et développer, encore et toujours.

Pour voter : http://www.regionlrmp.fr/le-nom-de-ma-region (à l'heure où j'écris je n'ai pas encore trouver le moyen de voter en ligne !) .  10 mai : c'est fait pour voter il faut s'inscrire sur https://lenomdemaregion.fr/ et ensuite, après avoir eçu un SMS, il faut classer les propositions par ordre de préférence. La participation au vote peut être publique ou anonyme, le vote restant lui non visible.



+ d'infos
https://fr.wikipedia.org/wiki/Occitanie
http://objectif-languedoc-roussillon.latribune.fr/evenements/fusion-des-regions/2016-05-02/lrmp-un-nouveau-nom-pour-booster-l-export.html
https://www.objectifgard.com/2015/07/20/sondage-occitanie-nouveau-nom-de-la-future-region-languedoc-roussillon-et-midi-pyrenees/

samedi 30 avril 2016

Faire de la politique sans étiquette #2 : une primaire citoyenne

Faire de la politique sans étiquette #2 : une primaire citoyenne

Chronique de fin de la 5ème République #3
#Politique #sansétiquette #démocratie #laprimairedesfrançais

J'entendais encore ce matin les propos d'un Sarkozy qui assénait que dire qu'il n'y a plus ni gauche ni droite c'est faire le jeu des extrêmes.

Evidemment, il défend sa boutique et son fond de commerce. J'écrivais déjà en 2013 dans "Faire de la politique sans étiquette : le république 2.0" que les français sont fatigués des professionnels de la politique qui finalement ne défendent plus (suffisamment) les intérêts des français.

Je ne nie pas le fait d'avoir en politique des personnalités et du personnel qui fasse carrière, mais le système aujourd'hui ne fonctionne quasiment qu'avec des gens qui vivent dans ce système de carrière politique. Et vivre dans un système de parti ne permet pas ou plus de redéployer une démocratie participative, il faut parfois voter sans conviction, et surtout cela prive les citoyens d'exprimer par des votations leurs choix.

Comme beaucoup je ne suis ni de gauche ni de droite, je ne comprends plus la logique de mondialisation ni celle de la financiarisation de l'économie. Je ne crois plus dans le système politique actuel, ni d'ailleurs dans le système économique, je n'aime pas la chape de plomb qui s'installe.

Je comprends pourquoi les extrêmes montent. Ce n'est pas en créant des clivages gauche / droite artificiels que nous allons contenir et faire refluer cette montée.
Non, le mal est plus grand, il est présent en France mais aussi dans de nombreux pays dans le monde.

Tout d'abord il y a la fin de l'espoir. L'espoir d'une vie meilleure, d'une progression tangible pour le citoyen d'une amélioration globale des conditions de vie. Nous avons grandi dans une Europe sociale démocrate, une forme d'exception dans le monde. Et quand la fin de l'histoire, celle de la guerre froide, la fin du monde bi-polaire est arrivé, alors le monde entier s'est ouvert. Aujourd'hui le monde compte environ 50% de démocraties (48,4% de la population) et 50% de régimes dits hybrides et autoritaires (51,6% de la population). Le verre est donc à moitié plein ou à moitié vide. la crise financière le déclassement d'une partie de la population en Europe de l'Ouest ou USA sont des facteurs de la montée d'une nouvelle forme de populisme qui finalement ne considère plus la démocratie comme prioritaire, ce qui devient prioritaire c'est son statut social et son pouvoir d'achat.

2015 Democracy Index

Cela va même au-delà. Dans la complexité des systèmes sociaux démocrates, les classes intermédiaires sont celles qui sont à la fois soumises aux prélèvements les plus importants, et celles qui sont le plus sujettes à déclassement sans pour autant réussir à monter en richesse, alors que dans le même temps les riches concentrent de plus en plus les richesses. Et ces classes intermédiaires ne supportent ni les "assistés", ni les ultra riches. Ils voient donc dans les extrêmes, et en particulier dans le FN une alternative électorale propre à répondre à leurs attentes déçues par Nicolas Sarkozy ("travailler plus pour gagner plus") ou François Hollande ("mon ennemi c'est la finance").

Changer le monde par de l'action locale, via le mouvement associatif, l'économie alternative, l'engagement citoyen, reste donc une alternative pour faire évoluer la société. Mais cela n'est pas, n'est plus suffisant.

De nombreux mouvements se sont créés pour essayer de développer des alternatives, de nombreuses personnalités s'essayent à cela, où sont poussées dans la course à la présidentielle.

L’initiative de Macron répond à cette attente, Nicolas Hulot l'a déjà essayé avec son pacte écologique.

La primaire des français, primaire citoyenne portée par différents mouvements citoyens dont ceux présidés par Jean-Marie Cavada, Corinne Lepage ou encore le très bouillonnant Alexandre Jardin apporte une nouvelle méthode qui intègre évidemment internet et les réseaux sociaux pour d'une part fonctionner sur une pétition pour mettre en oeuvre une primaire ouverte et compter les personnes intéressées (et occuper un peu l'espace médiatique évidemment), un site de candidature par lequel chacun peut faire campagne pour obtenir des soutiens qui valideront les candidats, et enfin du financement participatif.

Je crois que l'intérêt de cette démarche est de pouvoir sortir du carcan politique et de sortir du débat gauche / droite artificel. En effet la méthode permet de s'affranchir des partis, elle ouvre de nouvelles perspectives dans la construction d'une vision pour la France et l'Europe. Elle offre aussi un tremplin pour faire entrer de nouvelles personnes, femmes et hommes, dans la vie politique locale, régionale et nationale issues de la société civiles et qui n'ont pour ambition que le changement et non pas un mandat "professionnel".

A un an de la présidentielle, plus que jamais, faire de la politique sans étiquette à #Nuitdebout ou via #laprimairedesfrançais c'est travailler à réinventer la France à la fois en tenant compte des évolutions sociétales liées au choc numérique, au développement des sciences du vivant en lien avec le numérique, à la mondialisation et à la relation entre multinationales et états, c'est repenser aussi l'Europe dans ses relations avec les pays et nations européennes et avec le monde.
Dans tous les cas l'absence d'un candidat issu de la société civile au premier tour de la présidentielle pèsera plus que jamais dans l'élection ou non d'un candidat populiste et la montée inéluctable de son parti.

En attendant chacun peut faire campagne... ça vous dit ?
Et en savoir plus sur:

  • https://laprimaire.org/
  • et en vidéo le reportage de l'AFP




Et en savoir plus sur https://laprimaire.org/